YouTube serait-il en train de devenir le paradis des charlatans ?

Citation

(article publié originalement sur le site d’Irna, mais repris avec son accord)

YouTube serait-il en train de devenir le paradis des charlatans ? La plateforme a en effet nettement durci ces derniers temps sa politique « d’utilisation de contenu tiers dans les vidéos », sans doute en prévision de l’application en Europe du fameux article 13 de la directive européenne sur le droit d’auteur, et « strike » désormais beaucoup plus facilement les vidéos signalées pour atteinte aux droits d’auteur. Quoi qu’on pense de cette directive, il est certain que d’aucuns abusent du « droit d’auteur » et de la réactivité de YouTube aux signalements pour faire taire rapidement toute critique au prétexte de l’utilisation d’images ou d’extraits.

Ainsi, la disparition (temporaire, heureusement) de la chaîne de Gollum Illuminati suite aux plaintes de Patrice Pouillard, a semble-t-il donné des idées à la fine équipe de l’Alien Project, Thierry Jamin et Alain Bonnet. Après avoir fait disparaître une vidéo de Gollum montrant les anomalies des mains de la momie Maria, ils s’en sont pris aux vidéos de la chaîne Stop Science discutant les « momies aliens ». « L’atteinte aux droits d’auteurs » est assez discutable, puisque les extraits repris dans ces différentes vidéos étaient des vues des scans réalisés sur les momies, dont on peut se demander dans quelle mesure Thierry Jamin et sa boîte Jungle Doc Productions en sont les « auteurs » plutôt que l’hôpital où les scans ont été faits… Et quoi qu’il en soit l’utilisation de ces images en vue d’une critique rentre bien dans le cadre des exceptions au droit d’auteur, exception prévue dans les propres conditions d’utilisation de YouTube même si la plateforme s’appuie sur la législation américaine et non française.

Mais bien évidemment les censeurs parient sur le fait que les youtubeurs ainsi censurés – qui sont des bénévoles dont les vidéos ne sont pas monétisées – vont hésiter à se lancer dans une procédure de réclamation qui peut durer des mois…

Leurs vidéos se trouvent là : Irna.

 

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Critique (élogieuse) de BAM©™®, les Bâtisseurs de l’Ancien Monde.

Vidéo

 

Où l’on reparle de la grande civilisation du BTP©™®.

 

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Introduction :

Après un léger retard de plusieurs années, la suite tant attendue de LRDP©™® arrive enfin avec ce documentaire rigoureux. Haut les cœurs. Joie intense. Notre Patoche Pouillard©™® national nous offre cette fois de grandes révélations sur la fameuse civilisation du BTP©™®, avec cette magnifique problématique : « Et si nous n’étions pas la première civilisation avancée ».

Les enjeux sont énormes, des vies en jeu, l’avenir encore indécis, tout va à jamais changer.

Résumé du documentaire :

 

Bien avant le Dryas Récent (12500 ans avant JC.©™® à quelques vaches sacrées près) l’élite intello dont émergent quelques élus triés sur le volet, pas comme ces arriérés du paléolithique qui, trop saoulés d’avoir que deux seuls pauvres plans de carrière pour leurs gamins, chasseur ou cueilleur, se décide à se lancer dans la construction. Ainsi serait née, la fabuleuse civilisation du BTP©™®.

Civilisation du BPT©™®, qui voit « l’agriculture apparaître soudainement » (Graham Handcock à 1:28:00) te monte des murs nickels chrome, fonde des centres de formation pro pour répandre l’agriculture parmi ces grosses buses du néolithique (voir détails dans la partie sur Gobekli Tepe).

Oui, parce qu’il en avait un peu marre aussi de se taper du mammouth dès le petit déj, alors Bam, ils ont inventé l’agriculture notamment des céréales (l’ancêtre des Chocapic©™®). Ils ont tondus quelques marcassins de la forêt lointaine pour te les parquer près de leurs baraques et se régaler de belles tranches de bacon. Enfin, parce que la civilisation du BTP©™® c’est des bonhommes, donc ne souffrant pas d’intolérance au lactose, ils ont chopés quelques Aurochs dans la pampa pour se boire des litres de lait.

Oui, aussi parce que les grottes ça va deux minutes, Bam, ils ont décidé de créer la sédentarisation. C’était plus simple pour recevoir du courrier, déjà.

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(Descartes ne parle jamais de table rase (tabula rasa) dans son oeuvre)

 

 

Tout se passait super bien. Ils vivaient en harmonie et dans la paix. Si en rentrant des champs sur leur chariot à buffles, un bouchon se formait à l’entrée d’Ur (surtout cette maudite sortie Ouest), personne n’était excédé ou ne traitait les mamans de tous les noms. Ils gravaient au marteau et burin en cuivre que des commentaires bienveillants sur leur FaceBook©™®en pierre. Tout le monde likait les statues en marbres postées sur leur Instagram©™® (la place du village à l’époque).  

Mais BAM.

Tin, tin, tin (musique qui fout les miquettes).

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(titre non retenu)

 

Une comète s’abat sur celle belle civilisation, lors du passage au Dryas Récent. Pas de bol, alors qu’ils avaient un super niveau en astronomie, même eux ne l’avaient pas vu venir celle-là. Comble de pas de bol, les petits morceaux de comètes tombent sélectivement sur uniquement les membres de la civilisation du BTP©™® en épargnant les autres débiles du néolithique (qui ont dû trop se cacher dans leur grotte à faire leurs graffitis de bestioles comme des gros lâches…).

Encore comble du comble de ce n’est pas de chance quand même, la civilisation du BTP©™® était entièrement logée dans des bungalows au bord de mer. Les océans qui s’élèvent alors noient toutes leurs belles réalisations (et accessoirement leur famille).

(voir détails dans la partie sur : le déluge)

Cela pourrait signer la fin de ces fabuleuses découvertes, mais en fait, non.

Tin, tin (musique lyrique).

Bon, j’avoue qu’à partir de là, c’est un peu confus. Ma grande faute, que j’impute à la corruption de mon esprit par ses terribles années perdues à l’université et à l’école. La facétieuse narratrice a bien raison de souligner que « je m’ennuie tellement à l’école qui répondait à tous sauf aux questions importantes » à 00:03:53).

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Avec l’Education Nationale il faut bien tristement constater qu’en math personne ne mentionne la récurrence de Pi dans les édifices ni, qu’en physique, les constantes sont variables et qu’en économie personne n’apprend comment fonder un Ulule©™® rentable. En histoire, ils éludent les Atlantes©™®, en philo personne n’évoque Grimault©™®, en chimie aucun élève ne fabrique d’or ou devient immortel, selon Nicolas Flamel. En Géo, l’Atlantide n’est pas cartographiée et, enfin, en français, personne ne conjugue le verbe sachoir ou fait des dissertations sur l’oeuvre de Dominique Jongbloed©™®, etc. »

Triste époque.

 

Couv_223417(des sources scientifiques sérieuses cités dans le documentaire)

 

Il faut dire que le lobby des archéologues de la science officielle©™® réfute, sans scrupule, l’existence de la civilisation du BTP©™® pour l’unique raison fallacieuse qu’ils ne trouvent aucune trace, aucun os ni ruines, rien, nada, peau de zob. Alors qu’il ferait mieux de vraiment chercher (avec nos impôts) au lieu de faire juste des vidéos sur Youtube©™® depuis leur canapé et surtout arrêter de détruire tous les artefacts magiques qu’il déterre.

Donc après la catastrophe, notre civilisation crée enfin, mais laborieusement et sans trop s’appliquer, exactement les mêmes inventions, agriculture, sédentarisation, etc. (profitant que les brevets auraient brûlés lors de la pluie de météores).

Surviennent alors deux scénarios possibles, que le documentaire préfère éluder pour pas perdre en détails superfétatoires son auditoire : soit certains anciens constructeurs ont survécu et diffusent discrètement leur savoir au fil des siècles, soit l’espionnage industriel serait bien plus ancien que les historiens veulent nous le faire croire et notre civilisation aurait tout volé.

Pour le savoir, il suffit de faire ses propres recherches, de s’éveiller.

 

 

I. Les murs en grosses caillasses©™® :

 

Bien avant de se prendre des éclats de météores sur la margoulette, la civilisation du BTP©™® avait édifié de part le monde des murs cyclopéens©™®. Murs qui ne pourraient pas être réalisés de nos jours, ce qui prouve définitivement d’une part qu’ils ont existé et d’autres parts, qu’ils sont anciens. Pour prendre un autre exemple, plus personne ne peint des bisons dans des grottes, ben, c’est pareil. Il faut être logique, aussi.

Donc, ils avaient pris pour habitude de construire sur la planète de jolis murs en pierres de plusieurs tonnes, sans raison, juste pour la déco. Ensuite des siècles après, les autres peuples incapables d’une telle prouesse, car ne disposant pas de casque de chantier (« les ouvriers n’auraient portés ni gants, ni chaussures de sécurité » la narratrice à 59:41:01) se sont évertués à réemployer leur ouvrage, sans aucun scrupule.

Par exemple, sur l’île de Pâques, la civilisation du BTP©™® a monté des murs en bord de rivage juste pour pouvoir admirer le coucher de soleil. Puis au XIII siècle (à trois, quatre vaches près), les gros sauvages du peuple Rapa Nui, fraîchement débarqués de leurs pirogues, de se demander quoi mettre sur ces édifices sinon leurs bibelots qui traînent dans le coin, soit donc leurs pauvres Moaï. Il semble même plus probable que les fameux Moaï furent réalisés par nos constructeurs qui avaient laissé une notice bien en évidence.

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Parce qu’il ne faut pas se leurrer, les gars des îles, les Incas voire même les égyptiens, ce ne sont pas des flèches. Il suffit de constater leur habillement, sans compter leur langue ridicule. Puis leur teint,franchement, pas très catholique. Mais j’entends les bien-pensants s’écrier, encore une fois, au racisme, alors qu’il a été prouvé scientifiquement que tous ceux qui émettent cette théorie des anciens constructeurs ont tous un meilleur ami noir, et parfois arabe.

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(titre provisoire dit de travail)

 

 

De toute façon, la civilisation du BTP©™® constitue une race supérieure uniquement parce que les autres leurs sont en tout point inférieurs.

Un peu comme la pensée des créateurs de ce film magnifique, mais c’est dur à admettre quand notre vie fut perdue sur les bancs de la fac à absorber la pensée unique©™®.

 

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Donc à mesure que les humains débarquent sur les lieux de ces murs ancestraux, ils se mettent à ériger tout autour leurs pauvres temples, leurs villes. En inventant des religions en fonction de la disposition des lieux. Les égyptiens confrontés à ces pyramides s’imaginent effrontément qu’elles pourraient contenir leur défunt pharaon. Aucun respect. Grand n’importe quoi.

A leur décharge, ils ne pouvaient pas savoir que les pyramides étaient des centrales électriques (Christopher Dunn) ou alors une horloge astronomique et une sorte de bibliothèque des connaissances de l’époque (Piazzi Smyth) ou une Bible de pierre, construction prophétique contenant les dates clefs de l’histoire de l’humanité passées et futures (Georges Barbarin) ou un Bélier hydraulique (Edward Kunkel) qu’elle avait été construite par Noé (le gars de la Bible, oui) (Charles Taylor) ou enfin une construction mi-égyptienne mi-extraterrestre (Erich Von Daniken) et plein d’autres théories sinon scientifiques, matinée de bon sens. Bon, de toutes les manières un truc balèze, mais pas une tombe. Personne ne va passer ses vacances à visiter des cimetières.

Pff, les égyptiens ces gars en pagne.

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II. La métrologie :

 

Pour les derniers réticents à cette révision totale de notre histoire, dont les deux là-bas, vous m’apporterez votre carnet en fin d’heure, l’autre preuve ultime que la fabuleuse civilisation du BTP©™® a existé demeure qu’ils avaient inventé le mètre.

Tin, Dimmm (musique de suspense)

Alors pourquoi le mètre et pas n’importe quel autre système d’unités du Système international d’unités (SI), comme le kilo, le téraoctet, la barrette de shit ou n’importe quelle autre unité de mesure ou trucs bien plus utiles : trouver sa télécommande, en finir avec le patriarcat, tuer le bébé Hitler, assassiner Ridley Scott avant qu’il ne réalise Prométheus, les sectes qui font bzzz, etc. ?

Le film ne le dit pas. Mais c’est classe quand même le mètre.

De surcroît, la civilisation du BTP©™® trouve du premier coup le mètre comme définit par la dix-septième Conférence générale des poids et mesures de 1983 qui redéfinit la vitesse de la lumière dans le vide absolu à 299 792 458 m/s, ce qui a pour effet de réviser la valeur du mètre comme étant la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458 secondes (ouf, longue phrase, dit donc…). Du coup, la civilisation du BTP©™® bien au courant par avance des erreurs de Méchain en 1799 n’a pas eu besoin de corriger quoi que soit en échappant aux cinq définitions du mètres précédents.

Ils sont forts. Oui, c’est vrai, ils étaient forts. Paix à leur âme. Saloperie de comète.

Zim, iuttt (musique funèbre à la trompette)

Ce documentaire a le mérite de mettre fin à ses théories délirantes, sans aucun fondement scientifiques, que la coudée biblique mesurait précisément 25 pouces anglais selon ce fumiste de John Taylor (1781–1864) ou encore cette grosse brèle de Charles Piazzi Smyth (1819-1900) qui estime, sans saigner du nez, que le pouce pyramidal vaut 1,001 pouce anglais et la coudée sacrée (différente de la coudée royale égyptienne) valant 25,025 pouces anglais.

Perfide Albion qui tente encore une fois de rivaliser avec nos savants français, sans succès fort heureusement (parce qu’à part Isaac Newton, les Smiths, Sacha Baron Cohen, les Monthy Python, Francis Bacon, Rick Gervais, Les Docs Martens, Hugh Laurie, New Model Army, Kate Beckinsale, les sex pistols, John Locke, Phil Collins, The Clash et quelques autres, on se demande vraiment ce qu’on doit à l’Angleterre).

Le mètre, c’est français ma bonne dame ! (un peu aussi égyptien du coup..)

Zim, Zim (Hymne national, tout le monde debout, la main sur le cœur)

« Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L’étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?« 

Enfin, personne au monde ne s’intéresse aux unités de mesures des autres peuples comme les chinois, indiens et autres (qui doivent pas mesurer grand-chose quand on voit leurs pauvres édifices ridicules tout tarabiscotés), mais encore une fois aucun racisme, toutes les personnes de ce documentaire ont déjà mangé des nems et du riz, donc laissez vos préjugés racialistes en dehors de la science (pas officielle).

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La preuve, s’il en fallait qu’ils connaissaient le mètre, parmi tous les millions blocs taillés au Pérou par cette belle civilisation certains, enfin quelques uns, mesurent un mètre, pile poil. Bam !

(vous l’avez encore en tête la Marseillaise, c’est pénible, hein ?)

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons

De plus, des milliers, enfin aussi juste quelques uns de nos beaux châteaux français, nos belles églises de France possèdent à quelques rares endroits, selon certains angles, si on ne chipote pas trop, des portions qui font exactement un mètre aussi, pile poil. Selon le nouveau spécialiste Quentin Duplat©™® qui ne possède aucun diplôme en métrologie, mais par contre dispose d’un magnifique mesureur laser dernier cri.

(Encore une confusion de ma part, mille excuses, j’ai quelques meubles que j’ai chiné chez un antiquaire nationalement renommé et répondant au nom d’Emmaüs©™® qui se trouvent avoir pour mesure une coudée royale (soit 52,36 cm pour une table basse fort vintage, très chic, en chêne brut, très peu servi) dois-je conclure qu’elle fût égyptienne ou juste issue de la production d’un maître artisan détenteur du savoir des anciens… ?)

Les rares derniers rétifs à cet exposé scientifique sans faille remarqueront que le pied fait 32,36 cm selon notre nouveau spécialiste, (encore un, ça ne lésine pas) Pascal Waringo©™® : « le pied fait 32,36 si je le divise par deux ça me fait 16,18, j’ai 1,618.. » à 01:07:37… (pour éviter de pinailler ad nauseam avec notre spécialiste, 16,18 ne fait pas 1,618 sinon on serait jamais à découvert à la banque s’il suffisait de bouger à notre gré la virgule…) Mais notons qu’on retrouve encore une fois le nombre d’or et bam ! Ceux qui auront dépassé la grande section maternelle se souviendront peut être que le pied romain mesure 296,3 mm (ou 294,0 mm, 294,7 mm, 295,6 mm, 297,7 mm.) mais en France, il mesurait 326,596 mm avant 1668 et 324,839 mm entre 1668 et 1799 (soit un bon 46, mais pas trop d’unités de mesures, pardon). Certains taquins auront trouvés que le pied carolingien était de 313,528 mm, le pied anglais de 304,8192 mm, le pied polonais de 288,12 mm et etc. Du coup, jamais la moitié du nombre d’or, enfin la moitié du dixième du nombre d’or, selon où l’on place cette fichue virgule, qui n’a aucun rapport avec rien du tout (mais c’est joli). Mais en admettant que ce fut vrai, c’est classe presque le nombre d’or. Ils sont forts les anciens constructeurs qui ont quasiment transmis correctement, mais seulement à certains, enfin pas les polacks, pas les romains, pas les anglais, disons qu’à certains français, enfin juste à Pascal Waringo©™® des mesures qui contiennent le nombre d’or.

Ensuite en mesurant la chambre haute de la grande pyramide, pourquoi celle là et pas ma baignoire, personne le ne dit, mais bon. Donc le périmètre de la chambre haute, toujours sans raison de choisir cette dimension parmi les milliards d’autres, « cette dimension-là mesure Pi x 10 en mètres » à 01:09:00 soit presque Pi©™®, enfin juste 31.416 m soit tous les chiffres de pi (3.14159265359…) dans le désordre ou dans l’ordre quand on est franchement dyslexique.

Enfin les gens normalement constitués feront confiance aux spécialistes du film, personne ne va se prendre la tête à refaire ces calculs. Presque, c’est déjà bien, j’ai envie de dire.

La science ce n’est pas une science exacte non plus.

Ce qu’il reste alors c’est la moquerie de nos amis transalpins :

« Si vous prenez le périmètre de la base de la pyramide de Khéops et que vous le multipliez par vingt-quatre à la puissance trois divisé par deux, vous avez le rayon moyen de la terre. En outre, l’aire recouverte par la base de la pyramide multipliée par quatre-vingt-seize par dix à la puissance huit fait cent quatre-vingt-seize millions huit cent dix mille milles carrés qui correspondent à la surface de la terre. » In Le Pendule de Foucault, Eco. Aglié (un protagoniste du roman) indique pourtant un kiosque à journaux par la fenêtre et explique que les mêmes jeux mathématiques fonctionneraient avec le périmètre du kiosque aussi.

Mais doit-on réduire notre pensée à des kiosques ? Alors que la Chambre Haute, c’est largement plus inspirant. Rendons scientifique que les monuments connus par les touristes de base, parce que sinon c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres.

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons

(oups, pardon)

L’autre preuve, encore une, demeure le système médiéval de la Quine, dont le même spécialiste, notre petit gars Pascal Waringo©™®, nous assure que par exemple la Quine (ou canne royale) mesure « tant », alors que certains vont chipoter qu’à Toulouse elle mesure 1796,2560 mm et dans le bled juste à coté Carcassonne, paf ! 1786,0500 mm. Ces variations aléatoires s’observant dans tout notre beau royaume, il devient vite possible de choisir celle qui nous arrange, sachant que c’est basé sur la mesure du corps humain qui ne varie pas tant que ça depuis des siècles (sauf récemment, mais ne chipotons pas trop, c’est déjà le bazar.)

Du coup, si toutes ses approximations accumulées, bien que sans rapport aucun entre elles, ne vous convainquent pas, je ne vois vraiment pas ce qui pourrait le faire.

Vingt ans de travail qu’il a accomplit notre Patoche©™®, vingt ans. C’est pas rien quand même. 

Certains diront encore, les gros lourds franchement, que si les anciens avaient découvert le mètre, ils devraient se servir du système métrique et pas de ce système de mesure aléatoire, variable selon les lieux et les époques et donc pas du tout pratique.

J’ai envie de leur répondre :  les Américains, hein, les maîtres du monde qui font encore leur plein en gallons, boivent du coca en US fluid ounce (fl oz) et t’envoie des missiles en livre (pound ou Ibs) sur la tronche.

Alors les Américains seuls détenteurs du savoir des anciens disent un gros fuck à l’Omnibus Trade and Competitiveness Act de 1988, qui a désigné le système métrique comme le système privilégié des poids et mesures pour le commerce et les affaires des États-Unis.

(le film n’a pas l’audace encore de dire que les USA sont des anciens, c’est la libre interprétation de l’auteur/euse de ce blog).

C’est reparti, tous debout, mais sur le cœur et ensemble :

Oh, saiii, canne iou siiii, bi ze donnnne eurli lite,
What so proudli wi… hail’d… heu… at ze twilight’s last gliming
Vouse broade stripeuh and brit estars, tro’ ze périlous fite,
Ovaire ze ramparts wi watch’d, were so gallantlii strimingue
And ze rockets’ red glare, ze bombs bursting in air,
Gave proof thro’ ze nite that our flag was still there.
O say, does that star-spangled banner yet wave
ovaire ze land of ze friiiiii and ze homme of ze braveeeeeee

ovaire ze land of ze friiiiii and ze homme of ze braveeeeeee !!!

 

III. Les intermèdes inutiles

 

Sans aucune raison ou logique le film se met à évoquer pendant quelques petites minutes des objets anciens, vers 01:15:27 on passe aux cuves sacrificielles, qui « n’en ont pas l’air » 01:15:47. Puis paf, aussitôt à 01 :16 :02 au disque de Sabu dont on nous dit qu’il mesure 60 centimètres, alors qu’en réalité, c’est 61 cm environ de diamètre et 10.6 cm de hauteur au centre, donc toujours pas très respectueux du système métrique précité. Puis qu’il a été trouvé dans la tombe d’un prince, alors que Sabu ou Sabou qui est le nom porté par un gouverneur d’une région ou maire d’une localité à la Ire dynastie. La narratrice de conclure : « On ne sait toujours pas à quoi il pouvait bien servir. » à 01 :16 :44.

Ben si tu ne sais pas, tu ne dis rien, ma petiote.

Mais à quoi servent ces séquences ? Ils devaient leur rester de la péloche en rabe.

Alors que sur n’importe quel forum de l’internet, des chercheurs préadolescents en décrochage scolaire, fleurant bon le Biactol et la 8.6 tiède, t’affirment mordicus, avec leur idiolecte de cent mots maximum et en maltraitant allègrement la syntaxe, que le disque de Sabu est une turbine Tesla, une maquette réduite en argile pour une hélice de navire gros porteur, une sorte d’éolienne pour refroidir ou aérer une habitation. Etc.

Le documentaire trouve alors nettement ici sa limite qui s’avère être l’apanage des nouveaux chercheurs de vérité©™®, en voulant ménager un (trop) large public, tenter de « faire science », espérer être diffusé sur les chaînes obscure du câble, etc. Le nouveau chercheur de vérité©™® ne fait qu’évoquer les mystères, en espérant que le public, cette buse rentable, cette vache à lait, va les nourrir de ses délires propres, de ses conclusions ésotériques personnelles.

Maintenant aucun Giorgio A. Tsoukalos©™®, tout en gel coiffant, affirmant face caméra que les extraterrestres sont à l’œuvre depuis des lustres. Pas plus d’Atlantes avec le grand polymathe Jacques Grimault©™®. Même Bleuette Diot©™®, pourtant convoquée comme spécialiste dans ce film, devra censurer ses obsessions du mixage d’ADN extraterrestre avec les petits gars du néolithique.    

Le nouveau, propre sur lui, chercheur de vérité©™®, tout occupé à se racheter une vertu, se contente de suggérer des coïncidences, des analogies fortes étranges avec force de clins d’œil face caméra, musique planante et effet de style. Il ne fait que poser des questions, invite son public à chercher avec lui.

Mais ne conclu rien. Ne ferme aucune porte.

Il cherche, et comme par hasard©™®, ses recherches ont besoin de votre argent, votre fric. Pour tout exposer dans les prochains films. Durant des conférences payantes. Sur des livrets photocopiés en séries, mais confidentiels. 

En témoigne la séquence suivante sur la machine d’Anticythère©™® qui ne relève pas le niveau. Le survol de l’objet en quelques minutes ne dépasse pas le contenu de sa notice Wikipédia©™®. Tout reste basé sur l’idée que le public-cible soit assez inculte pour avoir comme image préconçue que les grecs demeurent des mecs en robe, pas super cis-genre, dissertant en vain de concepts nébuleux. Bon à part, les spartiates qui défoncent des armées au ralenti.

Donc le public doit se frapper le front et conclure par lui-même que ces objets ne peuvent avoir été conçus que par notre fabuleuse civilisation du BTP©™®.

Parce que la machine d’Anticythère©™® ne pouvait absolument être issue d’une culture qui a inventé (ou amélioré), en vrac, la philosophie matérialiste (Démocrite, Épicure), les bases de la moraline judéo-chrétienne (Platon, Socrate), la poésie (Homère), le théâtre (Euripide, Sophocle), les prémisses de la sociale-démocratie royaliste (Périclès), l’anarchie en marche ou l’esprit punk (Diogène) des erreurs avancées médicale (Hippocrate), l’histoire (Hérodote, Thucydide), la géographie (Ératosthène), etc. Ce genre de merdes que les profs s’évertuent à nous fournir en classe.

Le documentaire tire vers la fin, va-t-on rentrer dans le dur ? Presque. Patience, le mieux arrive, comment n’en êtes vous pas persuadé ?

 

IV. Gobekli Tepe.

 

« Il existe un site archéologique qui vient totalement bouleverser la chronologie des peuplements. » la narratrice à 01:25:42.

Tambours, trompettes, les spectateurs lèvent tous les bras au ciel, certains courent aveuglement dans toute la salle pour aller se cogner contre l’écran, folie générale, gouttes de pipi dans le slip, larmes, les plus faibles s’évanouissent.

« Sa découverte est une  grenade qu’on a tout juste dégoupillée. » à 01:25:47.

Hystérie collective, trois personnes décèdent, arrêt cardiaque du cœur, réanimation, bouche à bouche, hurlements, orgie sauvage dont tous les enfants qui en seront issue s’appelleront Patrice ou Patricia. Le rare zététicien encore éveillé, appuie sur la barre espace pour mettre sur pause et va se chercher une autre bière en soufflant.

Gobai que li teh peu, Go by ke… Go baie… Oh, bon GT, se trouve en Anatolie, l’actuelle Turquie. La nouvelle spécialiste, encore une, ils sont trop forts, mais comment ils font, Bleuette Diot©™®, (qui est menacée hors champ de se faire bâillonner avec une chaussette sale d’Erik Gonthier©™® si elle évoque à demi-mot les extraterrestres) se borne à te dresser l’histoire du site, mais à sa sauce.

Avant le Dryas récent, vers les douze milles ans et des bananes, mais c’était un mardi matin au environ de dix, onze heure, nos petits amis du néolithique se baladaient au oklm dans la pampa juste vêtu d’un pauvre slibard de peau de bête, avec pour seule occupation de défoncer l’écosystème du mammouth et autres bestioles comestibles, pas se faire boulotter par un tigre à dent de sabre, se reproduire avec au choix des biquettes, la femme du chef, une pastèque, n’importe quoi. Une vie idéale.

Quand soudain, les extraterrestres, (merde, Bleuette, on t’a prévenue, Mmm, chaussette, Hhhhmmm…) et intervention de Graham Hancock©™®, nouveau spécialiste, mais ça ne finira jamais, c’est extraordinaire, aucune limite. Donc Graham Hancock©™®. Chut les gars du fond…

Quand soudain, le lendemain, le mercredi 12, sans raison, (mais bon on se doute que c’est l’œuvre de la superbe civilisation du BTP©™®, mais silence !!!), ils enfilent tous un bleu de travail, pointent à la machine et te construisent Gopéqli heu…, gotélpy… goaietu, geau, … Bon, GT. « On a l’impression qu’on a atteint la perfection d’un seul coup. » à 01:32:21 Graham Hancock©™® annonce ça à froid, sans faire de descente d’organe, rien. A froid. Il s’en fout, yolo. Il ne va pas lire non plus toute la littérature archéo disponible, personne ne le fait, pourquoi lui. Il sait, bon, il se doute. Si personne ne vérifie ses assertions, ça passe.  

L’aplomb reste la base de l’arnaque, heu, de la croyance. Il faut juste, un bon fauteuil, une position déterminée, un phrasé stricte, doctoral, voilà, merci, au revoir.

« les ploucs d’avant ne pouvaient pas le faire, donc ma théorie reste la bonne« …

Voilà, merci à tous, si ce n’est pas la preuve ultime, je ne sais pas ce qu’il vous faut. Allez chanter les louanges de Patoche©™® en robe safran, tout en répandant des pétales de roses sur son chemin. Merci l’artiste, chapeau le scientifique.

Vingt ans de travail.

Alors bien sûr ses gros lourdingues d’archéologues, qui sous le prétexte qu’ils étudient le terrain depuis des années, selon des méthodes strictes, reproductibles, vérifiables, gnagnagna… Osent te rappeler que depuis l’épipaléolithique (franchement, personne ne dit jamais ça… épipaléolithique, sauf les sales crâneurs) les habitants du coin, ne sont pas des gros SDF à moitié à poil qui ne bouffent du cuissot d’Aurochs directement sur la bête encore vivante, qui meugle « merde, arrêtez, ça fait mal ! ».

Ils, pas les aurochs, les gars de l’épipaléolithique auraient inventé la proto-agriculture, pour servir principalement d’accompagnement du steak d’Aurochs, du bacon de sanglier, en sélectionnant durant des millénaires des plantes. Des millénaires, pff. N’importe quoi.

Au passage, les archéos étudient le bazar de GT depuis 1990, ça fait un peu long pour la grenade de tout à l’heure, mais on chipote.

Ils, les archéos, suivez un peu, c’est pénible à la fin, ces sales cons donc, écrivent des articles super longs, avec plein de mots compliqués avec des bases de latin et grec pour se la jouer, que seul deux, trois nerds lisent afin de se la péter durant leurs pauvres parties de jeux de rôle.

La version de Bleuette©™® (enfin libérée de parole, mais avec un arrière goût au fond de la gorge) et Graham©™® semble plus concrète.

Faites votre propre opinion. En mouillant votre doigt, sur la base de vos croyances pré-établies, votre religions, les films d’Hollywood. 

Mais jamais sur les exterminations scientifiques rigoureuses, mais longues, pénible à lire, difficiles d’accès, impossibles à résumé. 

Le site Goéti et tapé, goatik tape et hé, goag hi ta peu…heu, GT, tant sur la surface II que III démontre parfaitement que les locaux étaient des gros rustres, sans éducation, puisqu’il n’a jamais révélé dans les fouilles de Lounge Bar, de musée d’art contemporain, de planches de surf et aucun squelette n’avait de moustache hipster©™®. C’est vous dire.

Admettons avec notre grande tolérance, que ces êtres flustres, pas encore végan, utilisant des pronoms simplistes binaires comme il ou elle (oh, les dingos, sales machistes primitifs), puissent avoir inventé l’agriculture, enfin sa base. Admettons, chercheurs de vérité©™®, mes amis, mes frères.

Ils se seraient mis d’un coup, d’un seul, bam, à ériger des temples complexes comme goexply, gothépi, goaieetpi… bon, GT. « L’humanité à cette époque-là ne savait même pas faire un vase en poterie. » Bleuette©™®, en roue libre, à 01:26:52 alors que les japonais maîtrisaient la céramique à 12000 ans avant notre Jésus©™® et les chinois vers 40000 ans avant du même christ©™®, mais on s’en moque. Ce n’est pas une preuve. Sans être raciste, franchement, des jaunes, mais on peut convoquer n’importe quoi comme preuve à ce moment.

Dans le coin, là, en Anatolie, ils ne savaient pas vraiment faire des trucs manuels.

Je ne veux entendre personne avec les peintures rupestres. Les bifaces. Rien.

Alors j’attends les archéos, mais pas les trompettes de sinologues, sur comment ils sont passés de la pelouse impeccable modèle club de golf à bam, géla,… gotéaham,… tepé, taiipai… enfin Gt.

« il faut bien se souvenir qu’en moins douze mille on a des chasseurs Cueilleurs nomades qui n’ont aucune spécialité et qui n’ont même pas le même langage entre eux pour pouvoir communiquer. Car selon l’histoire on est avant la civilisation. » à 01:27:22. Bleutte©™®, debout sur la table faisant tournoyer des serviettes.

Ils sont où les centres de formations, les lycées pro, les diplômes de CAP ? Aucune trace. Nada. Keudchi. Zobi la mouche.

L’archéologie : 0, Bleuette©™® : 1.

Les mêmes archéos, toujours les mêmes pénibles, à casser nos délires, à briser nos rêves, nos théories basées uniquement sur du ressenti, de l’approximatif, de l’imaginaire collectif, pensent que la sédentarité ne serait pas survenu d’un coup, un mercredi, mais progressivement, que GT serait un foyer, parmi d’autre de peuplement.

Que juste en Anatolie, il existe plein d’autres sites du même genre, comme Tell Qaramel,  site 16 de Wadi Faynan,  Jerf al-Ahmar , Tell ‘Abr 3 , Tell Ja’dat al-Mugharaet, et bien d’autres.

(blablabla, main sur les oreilles, j’écoute que Bleuette©™® et Graham©™®…)

Alors, les petits malins de scientifiques, comment des pauvres gars en pagne de bêtes sauvages, sans formation, ont fait pour monter des édifices dont « les grands piliers centraux … pèsent environ 16 tonnes. » à 01:26:43 auraient fait leur coup, ce bête d’édifice de la mort qui tue, presque unique si on excepte tous les autres dont personne ne parle dans ce film ?)

(Quoi ? Juste moins de dix tonnes et il faudrait qu’une poignée de personne, déjà habitant sur place, pour les soulever. Entre douze et vingt trois personne selon les estimations.)

Le croissant fertile de l’époque était déjà très peuplé, depuis des centaines d’années, de semi-sédentaires, capable de brasser de la bière, d’avoir une vie collective organisée, capable en de multiples endroits de créer des temples ou des édifices, que rien n’est apparu du jour au lendemain, bam, grâce à des extraterrestres, heu, (ta gueule Bleuette©™®) la civilisation perdue du BTP©™®.

Pff, les études de terrains, des protocoles scientifiques expliqueraient l’émergence de goéthi, goth est pi, poétie tem, heu, GT.

Admettons, mais comment votre fameuse science va expliquer la prochaine surprise de ce film, qui n’en manque pas, pam, pam, pam. Voilà, maintenant le déluge, pas le biblique, mais celui du Dryas récent, avéré, vérifiable, vrai.

Ce déluge qui signe la fin de la civilisation du BPT©™® et celle de ce débunk ridicule?

 

Fin de la troisième partie de cette analyse de ce chef d’œuvre.

 

A venir : la magie des grottes toutes lisses, etc.

 

 

Générique 

Cosette (Texte, images et fautes d’orthographes)

Correction des fautes : Un indicateur secret.

Pinaillage, heu débunkage de mon débunkage : Gollum Illuminati (et ses potes du café) 

 

0%

Mis en avant

 

Critique de Lucy, un film avec des vrais morceaux de science dedans (dont 90% de soja).

 

 

Première minute, première connerie ! Scarlett Johansson, en voix off, nous annonce que la vie nous a été donné (par qui?) il y a un milliard d’années. Mais cette date ne correspond à rien ! Si, à la Formation du continent Rodinia, alors que la vie est apparue à environ 2,8 milliards d’années (une broutille).
Ça chipote dès le début et c’est pas fini. Mais pourquoi ne pas donner la vraie date et mettre un truc au pif ? Soit parce que le gars Luc Besson présume que son public a arrêté ses études à la fin de la grande section maternelle, soit qu’il s’en fout malgré ses grandes intentions de faire surnager son métrage d’un fort taux de science…
Dire n’importe quoi ne renforce pas les autres théories foireuses mais affaiblit les petites bases de crédibilité de l’historiette que nous sommes conviés à voir.

Purée ! 58,7 millions de billets vendus dans le monde dont 5,2 millions d’entrées en France… Vraiment ?

Donc, ça commence avec Lucy, Scarlett Johansson, encore toute pompette de la veille, qui se retrouve avec un inconnu qui lui refile une mallette bien mystérieuse, dis-donc. Déjà, le gars pas fute-fute perd sa commission, sans raison, ainsi que son job car, sur un CV, même de criminel, c’est pas trop recommandé de filer son boulot à une inconnue… Bon, je ne vais pas détailler la stupidité de chaque protagoniste car cette critique pourrait alors atteindre le nombre de caractères des Pages Jaunes de Los Angeles.

Elle livre une mallette dans un hôtel et Luc, dans un effort pédagogique envers son public qu’il estime tant, nous entrecoupe de plans de souris marchant vers un piège, etc. Puis, pour les cancres, il montre l’inconnu se faire flinguer, sans raison, juste devant l’hôtel, sans qu’aucune autorité diligente une vague enquête. Car, par pure logique, l’inconnu qui ne voulait pas être mêlé au deal est resté à la vue de tous devant l’hôtel. Puis, des gardes patibulaires descendent chercher Lucy au lieu de la faire monter discrètement. Tout va bien.
Sept minutes de films, je pleure déjà du sang.

La pauvrette Lucy doit subir une longue scène, déjà pénible pour le spectateur, avec un mafieux. A sa première apparition, il a les mains pleines de sang suite à sa petite séance de torture du mercredi, qu’il se lave avec une bouteille d’eau sur la moquette du hall, pour bien signifier avec force néons clignotants : « je suis Le méchant du film ».
Il a cent sbires mais doit quand même recourir, pour ses livraisons, à des inconnus puis des filles comme notre pauvre Lucy et il se garde, comme tout malfrat, un junkie en réserve afin de gâcher la drogue, heu, la tester selon des mesures précises, puis le grand méchant le bute pour bien qu’on pige que, oui, c’est définitivement un grand, mais, super grand méchant. Oh là là !

A noter que le grand méchant qui se méfie à mort de Lucy et du contenu de la mallette, en connaît toutefois le code, donc, sans doute la provenance, mais ne rentrons pas dans la grande stupidité des personnages encore une fois…

Le film est interrompu par une conférence du plus grand sage du cinéma, Morgan Freeman qui, pour la millième fois va servir de guide, blablabla, il ne fait que ça comme rôle depuis, pff… tout le temps et il débite sa théorie pourrave sur les dix pour cent, sur laquelle je ne reviendrais pas. Au passage, il annonce encore des dates fausses sur l’émergence de la vie puis sur l’évolution, puisque les dauphins seraient à vingt pour cent de leurs capacités et auraient développé « naturellement » un sonar… Bullshit level mille en fausse science.

La pauvre Cosette, heu, Lucy, se réveille avec un bandage à son bidon, mais, un gentil sous-fifre à la patience de lui expliquer, ainsi qu’aux spectateurs médusés par tant d’audaces filmiques, qu’elle est une mule, qu’elle a, dans le ventre, un des sachets de drogue issue de la mallette et qu’il s’agit en fait, de CPH-4 (une autre connerie faussement scientifique)…
Personne n’a vraiment le temps de se demander comment elle s’est remise si vite et si bien de cette opération médicale sauvage, pratiquée dans une chambre d’hôtel et, surtout, pourquoi sa destination de mule se trouve être la France ? Elle n’est manifestement pas française, car une fois en France elle parlera qu’anglais, mais au point où on en est…

Morgan Freeman déroule la suite du scénario au cours de sa fameuse conférence, toujours pleine de raccourcis, de fausseté et autres billevesées. Les organismes qui choisissent l’immortalité, comment font-ils pour effectuer ce choix ? Ils écrivent à National Geographic ? A leur député ? Font un vote au fond de la savane ? On ne sait pas ! Je vais prendre ça, moi, comme option, immortelle.

Lucy ne se retrouve pas directement à l’aéroport, mais dans un odieux repaire de bandits libidineux en diable, sans doute parce qu’elle a raté son avion. On spécule, certains se lancent dans des paris alors que c’est une juste une scène pratique, mais sans sens pour faire avancer le vague plot.
Comme par hasard, elle va se faire latter la bedaine par un sbire, vraiment pas de bol ! Lucy passe une sale journée. La drogue se répand dans son organisme et, paf ! Elle atteint les fameux vingt pour cent des capacités de son cerveau, qu’elle met aussitôt en pratique en devenant un John Wick à couette qui défouraille allègrement sur les sbires et un conducteur de taxi parce qu’il ne parlait pas anglais. A vingt pour cent, tu ne tolères pas les gens sans éducation, c’est un fait scientifique !

Toute la longue introduction pour caractériser le personnage de Lucy de pauvre proie innocente vient d’être annulée, juste pour foutre de l’action inutile.

Luc, notre bon Luc, présuppose qu’elle devient capable, juste avec de la drogue, de comprendre le chinois, sans rien apprendre, juste comme ça ! Les règles de grammaire et de syntaxe doivent être implémentées quelque part. Il doit juste confondre intelligence avec connaissance.

Lucy va à l’hôpital, tue des mecs, se balade avec un flingue, une blouse ensanglantée mais ça n’affole personne. Les flics et les petits gars de la sécurité doivent être en grève, comme les scénaristes du films, à croire…
A 20% elle ne peut pas encore s’opérer elle même ? Selon la logique du film elle devrait être neuro-chirurgienne ou ministre de l’intérieur, un truc de malade !
Déjà, on peut dire que c’est super bien comme drogue. Tu deviens super intelligente mais, au passage, super costaude puisque, avec allégresse, alors qu’elle a déjà une balle dans l’épaule, elle se fait opérer sans anesthésie et en profite même pour téléphoner à sa maman. Conversation qui doit faire flipper toute les mères du monde.

Toujours armée, en plein rue, elle retourne vers l’hôtel avec le taxi qui l’a sagement attendu (sont sympas dans ce pays) et entre de nouveau dans l’hôtel. Elle bute tout le monde, sauf le grand méchant car il pourra servir pour la dernière bobine, on ne sait jamais. Elle est super intelligente, alors elle a déjà anticipé la fusillade de la fin ou devancée Luc dans son propre récit. C’est trop puissant à ce niveau.
Jolie séance aussi, de mentalisme avec le grand méchant dont elle peut lire le numéro de vol et la destination des autres mules alors que lui ne les voit pas. Cherchez pas, vous n’êtes qu’à 1% !
Toujours pas de trace des flics…

Parce qu’elle sait pertinemment que les sbires du grand méchant ne vont pas l’attendre pour la buter, elle retourne allègrement chez elle. Malgré ses supers pouvoirs, elle s’adresse à Morgan Freeman qui pourtant plafonne à 10%, mais il faut bien un interlocuteur pour faire avancer l’intrigue. Oui, par simplicité, on va dire intrigue.
D’ailleurs, notre ami Freeman se trouve par magie à Paris, qui est la destination de Lucy. Sans doute une coïncidence !

Alors qu’elle peut changer à volonté la couleur de ses cheveux, mais, pourquoi pas, elle convainc un flic parisien d’arrêter les autres mules. Le gars obtempère juste comme ça, sans raison, parce que la police européenne fait ça tous les jours, prendre ses ordres depuis Taipei et croire le moindre indic, sans preuve.

(Là, il faudrait peut-être écrire : « Pour que son voyage ne soit pas trop pénible » mais, vu que c’est un peu du langage parlé, je pense que tu peux laisser « Pour pas ») Pour pas que son voyage soit trop pénible, notre héroïne apprend des trucs, en spontané, depuis deux ordinateurs qui sortent de nulle part et qui disposent d’un accès à internet, à croire… Internet haut débit, dans un avion de ligne. Ce qui est déroutant puisque, avant, elle pouvait apprendre seule le chinois ! Pourquoi donc parfois, doit-elle apprendre des trucs depuis des sources extérieures ? Ne cherchez pas !

Grand suspense quand son corps se volatilise, sans raison (mais ça fout la trouille) puis elle prend ce qu’il lui reste de drogue. Drogue qui a passé sans problème les contrôles douaniers.

Je ne comprends pas non plus le business plan du grand méchant de mettre sur le marché une drogue qui rend les gens intelligents, alors qu’il en aurait bien besoin ainsi que ses potes…

Ellipse. Lucy se réveille à 50% dans un hosto parisien, avec toutes les autres mules et les méchants chinois qui arrivent pile-poil en même temps, parce que c’est pas super logique, mais bien pratique encore une fois. Truc magique des 50%, elle peut faire une course-poursuite inutile, puisqu’elle est au volant d’un véhicule de police mais poursuivie par la même police. Tout va bien.

Ceux qui n’auraient pas abandonné toute forme de raisonnement, auront pigé qu’il s’agit de quota, comme le fait que Lucy embrasse le flic qu’elle ne connaît pas, ça fait sorte de romance sans fondement. Cochez la case !

Elle laisse l’armée de sbires bien vivants au cas où il faudrait une fusillade finale. Armée qui végétait sur place ou qui a dû prendre l’avion dans la foulée… Je m’embrouille pour rien.

Ensuite, elle va voir Morgan Freeman et d’autres scientifiques (la preuve, ils portent des blouses blanches) dont les cerveaux de tous réunis doivent être incapables de piger un seul concept de notre Lucy. Enfin, dans la mesure d’un film de Besson, parce que son discours reste au niveau des phrases supers puissantes qu’un collégien écrit dans un cahier ou sur sa page Facebook.


Malgré ses pouvoirs, Lucy laisse les méchants et les flics mourir dans un déluge de balles pour maintenir l’attention des spectateurs dépassés par le level en science.
A 70% elle se met à déblatèrer de la merde et se réfère encore à Lucy comme si elle était notre ancêtre alors qu’elle est Australopithecus afarensis, apparentée au genre homo mais pas notre descendante. Mais le réalisateur n’a pas dû résister à la blague : Luc : Lucy, ha ! ha ! ha ! mort par rigolade.

En copiant la fin de l’anime Gosth in the shell, elle disparaît dans l’Univers, en léguant toutefois une clef USB pleine de connaissances, non mais pour de vrai.

La morale du film : prenez de la drogue !

 

L’actualité scientifique.

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Il n’aura fallut qu’un seul commentaire FaceBook de Jaques Grimault pour que ses adeptes, bientôt suivis de millions de français, descendent dans la rue pour exiger la démission de ce clown de Jean Pierre Adam.

 

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Tout le monde se souvient des blocages monstres de toutes les grandes villes d’Europe.

manifAdam

Critique de l’épisode 21, La réforme protestante, documentaire sur récentisme, Fomenko, Nouvelle Chronologie.

Vidéo

récentisme

Résumé des épisodes précédents :

Certains esprits retors pensent encore que le récentisme prend sa source auprès de quelques russes nationalistes chauvinistes de droite un peu super extrême qui constatant que leur beau pays n’ayant pas connu d’Histoire avant l’arrivée des Vikings (Varègues en russe) vers le Xième siècle se sentent spoiler, carrément voler. Alors, qu’en réalité, ils s’en moquent complètement car la solution s’avèrent fort simple : s’ils n’ont pas eu d’histoire alors personne dans le monde entier n’en a eu. CQFD. Merci, au revoir.

Vous êtes encore là, ok, continuons…

Voici donc la preuve que l’Antiquité et le Moyen Age n’ont pas pu exister. Le fier et noble peuple russe ne pouvant être issue de quelques vikings en vadrouille qui ouvrent un squat vers Kiev pour le fun super tardivement. Alors que soi-disant bien avant en douce, d’autres gars fondent Rome, créer des pyramides (encore !), invente l’écriture, blablabla, sans attendre le grand peuple russe, mais bien sûr…

Toute cette fumisterie en réalité, procède d’un vaste complot orchestré par les méchants Jésuites™, qui avec Josèphe Scaliger et Dénis Pétavius se sont mis à inventer un passé à la terre dans la globalité, pff les nuls, pour d’une part rallonger ad nauseam les cours d’histoire à l’école (et saouler avec des dates genre 1515) sur des trop longues années et surtout embêter la grande Russie.

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Donc, après avoir relevé brillamment toutes les supercheries de l’histoire dans les précédents épisodes, leur manipulation éhontée, pour faire adhérer à ces moutons que vous êtes à la croyance ridicule de ces quelques dix, quinze siècles superfétatoires, la série de reportages embraye sur l’épisode 21 (ils ne sont pas tous présents et numérotés un peu comme la saga Star War, gage de qualité s’il en faut)…

Voici qu’arrive le temps de la révélation dans cet épisode, pourquoi les Jésuites™ ont manipulé l’Histoire à ce point ? Pour alourdir outrageusement le cartable de nos petits collégiens ? Pour justifier des parties tardives de wargame avec les copains ? Parce que comme chacun, ils ne supportent pas les gens affublés de pantalon en velours marron grosse cottes, la barbe en collier et tous ces fumeurs de pipes qui hantent les amphis du concours CAPES d’histoire géographie (les géographes étant inutiles mais largement plus cool, enfin pas aussi cool que des surfeurs, mais presque…) ?

La vérité, comme souvent, est bien plus terrifiante !

Tadamm !

(Musique dramatique dont je n’ai pas les droits !)

Le suspense est de courte durée, car la charmante narratrice avec sa voix énigmatique de dame du GPS fournit un début de réponse dès les premières minutes, brisant la tension qui tend l’assemblée, trop stressée, qui enfin se relâche un peu.

Les russes, bien avant (alors là c’est pas super clair, car « avant » n’ayant pas existé, on sait pas trop quand c’était, mais si dés le départ, on chipote, on est pas rendu, franchement, comptez sur vos doigts, prenez des notes, on s’en fout, juste avant, donc…), nos grands amis russes (les Rus’ on disait à l’époque pour gagner du temps), avait conquis le monde entier avec leur horde (des mecs à cheval, mais c’était classe sur le coup, faut se rendre compte) alors les autres, trop jaloux, tu m’étonnes, font trop leur rebelle et tentent de renverser la horde Rus’ (pourtant charmant, toujours à rendre service avec leurs chevaux)… sales Ingrats.

Le monde entier, toute la terre fait sa grosse rebelle et veut virer les gentils russes (Rus’, oui, on sait, merci). Mais avant d’avancer les raisons absurdes de cette bien futile rébellion, la charmante narratrice nous dirige gentiment vers le point culminant, la véritable question.

La seule interrogation !

Pourquoi nos fameux historiens, avec leur cartable en cuir toujours en bandoulière, ces gros nuls d’Hipster pas à la mode, si savant, n’ont pas perçu cet événement mondial durant leur étude ? Pour permettre à la licence moisie d’Assassin Creed de perdurer ? Pour faire des jolis films de capes et d’épées ? Favoriser le gros lobby de déguisements à halloween ? Graisser la patte de notre futur monarque avec son spectacle son et lumière du Puy du Fou ?

Pas du tout, pauvres ignorants

Les méchants Jésuites™, Josèphe Scaliger et Dénis Pétavius, ont simplement tout caché en appellant cela la réforme protestante.

L’empire mondiale des Rus’ qui gère (avec mansuétude) chaque peuple à dos de canassons, mais qui se fait bolosser quand même fut transfiguré grâce au stratagème de ce qu’on appelle la Réforme Protestante.

Quelques millions de sources historiques à manipuler et hop, personne ne voit rien. Salaud de jésuites™.

« Si à la place des mots : Rome catholique on met le mot la Rus’, et si à la place du pape on met le tsar russe, tout se range à sa place. » (narratrice 20’40)

La preuve est faite, est-t-il besoin de continuer ?

Je considère qu’a partir de maintenant, c’est juste de la mauvaise foi de votre part, avec toutes ses preuves apportées. Pauvres fous.

Comme par hasard, Moscou est appelé la troisième Rome (Par qui ? Surtout des gars qui s’y connaissent, avec des preuves supers crédibles). Le pape donc s’en rend à la horde Rus’ pour tout régler, parce que le bazar ça va deux minutes…

Pendant ce temps en Europe (on s’en fout un peu des autres peuples, les chinois ces fourbes n’ont pas d’histoire (ils mangent des chiens avec des baguettes, ils vous faut quoi de plus ?), les japonais sont que des samouraïs, les indiens, pff, les africains, MDR et dans les îles personne ne fait rien, sauf picoler du rhum.

Par contre, Charles Quint (Charles de Habsbourg, dit Charles Quint) n’existe pas c’est en fait, tadamm, un tsar russe. Tous les documents mentent, c’est des faux.

Tout le conflit mondial (donc la première véritable guerre mondiale) se résume à la guerre de la Livonie, qui s’avère être un conflit de l’Europe rebelle contre la Rus’, donc contre Charles Quint (qui est en fait un Tsar, Yvan le terrible, suivez un peu, c’est pénible franchement…) car les européens ne veulent plus payer le tribu aux russes (les chevaux, c’est beau mais ça coûte en avoine…).

Autres preuves, comme s’il en fallait, plein de gens sont devenus fous, ce qui s’explique uniquement par la peur de la horde Rus’ comme par exemple quatre-vingt abbés du Saint Empire, vingt et un ducs et l’empereur Rodolphe II.

On imagine qu’avant, les gens étaient sains, possédaient des chatons, s’adonner au macramé (l’ancêtre de la PS4), mais fallait pas énervé les russes aussi. C’est facile de se plaindre après.

Ils me gonflent ceux là.

Pourquoi la horde Rus’ a réussit à gérer le monde mais à échouer devant cette pauvre rebellion, s’inquiète notre charmante narratrice, la voix robotique cassée, à bout de souffle. Exsangue.

Merde pourquoi ? Fuite urinaire, sac à vomi rempli, fièvre. Elle est forte cette narratrice.

Une bonne douche et je reviens.

Les intrigues ont eu raison de l’empire russe (personne n’a besoin de rentrer dans les détails, sauf les pinailleurs). Paf, l’Europe se crée. Toutes les guerres depuis le XVIème siècle ne sont pas idélogique mais contre l’empire mondial russe.

Mais alors à qui s’adresse Martin Luther dans ses thèses ? Peu importe, les historiens, ces baltringues, ont tout falsifiés encore une fois pour justifier leurs dires. L’important alors étant de faire disparaitre les preuves de l’empire mondial russe, en brulant des livres sous couvert de réformes protestantes et d’absolutisme religieux. Personne n’a compris le subterfuge de détruire l’ancienne histoire de la Russie.

 Pendant ce temps, les Romanov, fausse dynastie, se forme pour faire croire que les Russes sont des gros méchants, avec une histoire courte. Grand n’importe quoi.

Devant tout cette attente de notre très cher public, il faut alors se référer à d’autres épisode, dont le fameux

Episode 13 La falsification de l’histoire écrite, le récentisme, Nouvelle Chronologie de Fomenko-Nosovsky.

Je sur-résume à mort, pour éviter les crises cardiaques, détresse respiratoires et autres complications.

Fin de la horde russe, nos sauveurs mondiaux, les peuples laissés pour compte doivent d’une part s’inventer une autre religion (issue du christianisme Orthodoxe dont ils veulent, les traitres, se démarquer), paf, survient les chrétiens catholiques, les ridicules protestants et l’Islam. Personne n’évoque les bouddhistes qui sont, comme chacun sait, des sales hippies. Les deux milles autres religions sont pas importances, ne nous noyons pas dans des détails.

Ensuite, les peuples qui parlaient tous russes, évidement, s’inventent leurs propres langues et pressent les étudiants et autres gamins à les apprendre. Les français par exemple commencent à nommer tous trucs, machins selon des mots sans sens. Chocolatine. Chouchen.

Oui, ils soutiennent vraiment cette thèse.

Enfin, les jésuites™ se mettent à inventer l’histoire du monde entier (sans trop demander aux peuples pas trop blancs, faut pas déconner).

Il faut imaginer les négociations interminables entre chaque peuple nouvellement crée :

  • Azincourt, voilà.
  • Mais qu’est-ce qu’on ira foutre dans ce bled ?
  • Ben, vous faire défonce…
  • Purée, elle va durer cent ans cette guerre là…

Josèphe Scaliger et Dénis Pétavius, dans leur coin, juste par imagination inventent toute l’histoire du monde.

Me sens fatigué…

Un peu envie de vomir.

L’avis du public.

 

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MURS CYCLOPEENS – EP1 – Et si le mystère n’en était pas un ??

Vidéo

Résumé super objectif de la vidéo de la chaîne du Moment Curieux (MURS CYCLOPEENS – EP1 – Et si le mystère n’en était pas un ??)

Moment

Tandis que l’Homo sapiens s’éveille aux rudiments de la survie en milieu hostile avec en guise de couteau Suisse dans sa boite à outils que de vieux silex mal taillés, une civilisation fort ancienne et bien mystérieuse, dites « civilisation du BTP », se met à développer des supers techniques en construction en bâtiment, tout en parallèle s’instruit aux légendaires techniques Ninjas de dissimulations. Car cette fabuleuse civilisation ne laisse aucune trace nulle part, pas de maisons, de tombes, squelettes, monnaies, restes quelconque, rien, nada, zeubi la mouche.

(Nous ne tarderons pas à évoquer cette fort mystérieuse civilisation durant d’autres résumés à venir)

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Un jour par désœuvrement, mais surtout parce qu’ils errent autour du globe, par hasard, selon équateur penché et construisent des édifices majestueux tout le long, ils se pointent dans les Andes, avec femmes et enfants, et demandent aux peuples du coin si ça ne les dérange pas trop que leurs maçons se mettent à construire quelques édifices sur le champ vide là-bas, juste pour faire un peu classe. Parce que les huttes en terre séchées, ça va deux minutes. Les indiens sympas mais bien naïf comme chaque peuple primitif, acceptent et leur cèdent quelques lopins de terre dans la montagne, puisque la civilisation du BTP est très polie et nettoie tout derrière elle, grâce à leurs fameux plumeaux en plumes de condors. Aussitôt, la grande civilisation du BPT qui a déjà torché en quelques semaines seulement la pyramide de Khéops, mais pas les cents autres (ils ne peuvent pas tout faire), se met à bâtir des murs dans les Andes, dans la pampa, sous le regard médusé des indiens du coin qui n’ont pas le level en science pour piger ce qu’ils fabriquent.

Cependant, au lieu de se faire de jolies bicoques bien cossues, ils optent pour des temples qui résistent aux séismes alors que personne habitent dedans, donc ce n’est pas très utile pour éviter de mourir lors des tremblements de terre, mais ils ne sont pas supers logiques, c’est des gars du bâtiment avec des clopes au coin du bec pas des philosophes grecs.

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La civilisation du BTP reprend sa technique de la pierre fondue déjà éprouvé en Egypte (parce qu’en réalité personne n’a prit maçonnerie et ils touchent rien à tous ce qui est métallurgie, c’était encore des options à l’époque au CAP), mais en plus, comme ils sont supers forts avec la rocaille et en avance sur leur temps, pour faire moderne quoi, ils se rajoutent un nouveau défi, faire des milliers de moules différents, pas comme les feignasses de romains qui ont inventé la maçonnerie standardisée. Par des procédés mystérieux, jamais plus usités par la suite (car un des anciens a paumé son carnet de notes lors d’une soirée arrosée), peu importe, grâce à des techniques ancestrales, ils font fondre de la caillasse dans des immenses forges capable de fournir de la chaleur en quantité infernale.  Forges, au pluriel, puisque les sites sont dispersés dans toutes l’Amérique Latine. Une équipe doit aller chercher du bois super loin, car ce n’est pas les forêts qui abondent dans ses foutues montagnes, en râlant que ce serait plus simple de tailler les pierres à l’ancienne. Ils avaient déjà rencontré le même problème en Egypte avec le combustible et au final de la forêt primaire, il ne subsiste d’un vaste désert. Une autre équipe fait des moules avec les moyens du bord, plein des centaines de milliers de toutes les formes, sans raison, juste pour rigoler. Encore une autre équipe prépare la tambouille de pierres fondues avec des gants triples épaisseurs en peau de lama, pour ne pas se cramer, dans des creusets immenses de plusieurs mètres cubes résistants à la chaleur car constitués d’un matériau bien étrange, mais dont ils ont perdu le secret (encore un secret de perdu, ça arrive quand on déménage souvent, ça doit être dans l’un des cartons).

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Enfin tous réunis, parce que ça se corse un peu, ils doivent se balader dans les Andes avec leur gamelles pesant des centaines de tonnes de pierres en fusion directement de la forge au chantier de construction, super vite pour pas que ça refroidissent. Parce que la roche une fois froide, va t’amuser à récurer le creuset, (surtout que personne n’a inventé l’éponge avec le côté vert durant cette période historique). Dans l’équipe un gros reloue grogne que finalement cela aurait bien plus facile de tout sculpter, mais personne l’écoute.

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Ils te vident ces tonnes de magma en fusion depuis des hauteurs de plusieurs dizaines de mètres dans des moules tous tarabiscotés mais qui résistent aussi à la chaleur tout en étant super fin pour ne pas laisser d’espace entre les pierres coulées, toujours pas pratique, mais c’est joli. Avec encore un procédé intrigant qui permet aux pierres coulées de ne pas fusionner comme par exemple les coulées de lave ou le ciment. Par astuce, les gars du BPT font croire qu’ils ont taillés les pierres alors qu’en fait non. Ils sont trop forts.

Quelques indiens rétifs interrompent leur fabuleux chantiers pour leur demander s’ils seraient pas profitable à tous de se servir de leur grande avancée technologie pour faire avancer la science médicale ou un truc plus utile que juste la construction de gros bâtiments. Ils se font rembarrer aussitôt, pour la futilité de leur question.

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Une autre école de pensée de la magnifique civilisation du BTP, décida elle, de ne pas recourir aux forges, mais carrément se lança dans la construction de petits fours mobiles (c’est de là, que fut inventé les roulettes sous les trucs lourds) juste à côté des sites, enfin assez gros pour faire fondre deux, trois cents tonnes de pierres impossibles à tailler, mais super facile à réduire en poudre grâce à autre procédé fort astucieux, mais encore une fois perdu (vraiment pas de chance à ce niveau).

C’était mignon dans toute l’Amérique Latine de regarder la fumée de millions de fours capables de faire fondre des centaines de mètres cubes de roches fondues livrées par caisses depuis des carrières où d’autres milliers de petits gars en bleu de travail devaient concasser des montagnes entières ou au choix ramasser de la caillasse un peu partout. Les gars gueulaient un peu de devoir se trimbaler et construire autant de matières, de combustibles, d’outils (dont les fameuses touillettes à lave, cf; illustration 12) sur autant de chantiers différents, mais à l’époque les syndicats étaient pas encore inventés.

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Super fier d’avoir lancé en plein moyen âge la première Révolution Industrielle, ils se collent des grandes claques dans le dos.

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Mon chien (rien à voir)

Une fois finit tous les murs, ils invitent les indiens à s’inventer une religion qui collerait bien avec les beaux édifices qu’ils ont construit. Les indiens, trouvent ça un peu raciste et condescendant, mais acceptent et s’en vont se faire des beaux costumes en plume.

Puis, un peu à regret, les gars de la civilisation du BTP selon leur grande tradition ancestrale nettoient absolument toutes leurs traces en détruisant les forges, les outils, les traces de suie, les restes de bouffe, les corps des ouvriers morts, leurs mégots de clopes, tout. Ils redressent le moindre brin d’herbe. Ils demandent, avec un petit clin d’œil, aux indiens de surtout taire leur petite visite. Les indiens acceptent, trop occupés à calculer sur leur doigt la fin du monde en 2012.

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Enfin par facétie, mais surtout pour emmerder les archéologues du futur et leurs saloperies de potes zététiciens, ils fabriquent des myriades faux outils de taille de pierres, ouvrent des fausses carrières un peu partout, trimbalent des grosses pierres inachevées qui laissent en plan et plein d’indices pour leur super prank. Ils rigolent, bien que certains trouvent ça lourd parce qu’ils avaient déjà fait cette blague en Egypte, en Grèce et en Inde. Leurs rires cachent une certaine amertume, car encore une fois leurs œuvres demeurons à jamais énigmatiques, ils savent que la science officielle© va encore tout dissimulée ou rien comprendre comme cette buse de Galilée ou l’autre Bruno. Certains, sans trop y croire, caressent l’idée que des chercheurs amateurs dans leur chambre à coucher percent leur secret et révèlent leur existence. Finalement, leur semaine de boulot achevée, ils prennent quelques photos et partent en silence construire des Moaï sur une île pas trop loin.

 

Sources : Multiples études scientifiques supers sérieuses de la mort, la vie de ma mère, mais que je dévoilerais dans un autre résumé.

 

L’avis du public.

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Critiques le Nouveau Testament©

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Le nouveau testament (en grec Παλαιὰ Διαθήκη et en hébreux hê Palaià Diathếkê) tout auréolé de son succès millénaire en demeure pas moins un romanmoyen dont l’intrigue faiblarde mixte de fables historiques invraisemblables et de SF du pauvre interroge quant à son succès.

Le plot se résume à la vie d’un jeune de Galilée qui flanqué de quelques potes se rebelle contre l’autorité de l’ordre établi (les romains, les sadducéens, etc.) et malgré des supers pouvoirs mal définis, il va finir par être exécuté (mais ce n’est pas finit, je n’en dit pas plus pour ne pas spoiler).

Sans mentionner le style suranné et la volonté de tout découper en petits chapitres (rajout tardif de l’ecclésiastique anglais Étienne Langton, puis de Santes Pagnino et Robert Estienne le tout entre 1226 et 1551 environ)… Le roman pèche par ses invraisemblances et le recours trop facile au fantastique pour résoudre des situations.

En effet, l’intrigue commence par une bonne description de sa naissance bien que confuse par son traitement (Évangile selon Mathieu [2:1] Jésus Christ est né sous Hérode et sous Quirinus (selon Luc 2-2)) il serait natif de Nazareth mais qui sera fondé en réalité qu’au premier ou deuxième siècle, mais certains narrateurs du récit (Luc et Matthieu) le font naître à Bethléem en Judée, mais il est possible qu’il naquit dans le village de Capharnaüm. Cela donne le ton de la confusion de l’histoire et du doute qui se crée quant à la fiabilité des narrateurs (Luc, Marc, Jean et Matthieu)…
Pour pas dévoyer les détails on évitera de trop détailler l’intervention des rois mages, des animaux de la ferme et autres convives.
Mais il devient difficile d’admettre sans une bonne dose de suspension de la crédulité les aspects surnaturel de la naissance et de conception de notre héro par exemple le Saint Esprit devra être défini que quatre siècle plus tard au concile de Nicée.

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La zone d’ombre concernant sa vie d’enfant et d’ado ne permet pas de construire un réel build-up avec son personnage principal malgré le plagiat trop évident du narrateur Matthieu lors de son fameux massacre des innocents qui emprunte tant à un autre ouvrage traitant des aventures d’un certain Moise (voir ma critique de ce roman)…

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Le roman fait un ellipse incompréhensible au moment où le héro atteint l’age de trente ans… Après un baptême, il se met à faire des miracles qui ne font que rajouter des incohérences dans cette histoire déjà confuse. En effet, si son père (décrit comme un dieu local) a fait un monde parfait, pourquoi son fils permet de le refaire ou de le corriger ? Cette invraisemblance ne sera pas expliquée.
Ce qui est le plus choquant s’avère être les divergences entre les narrateurs qui pourtant rapportent la même histoire, par exemple seul jean raconte les noces de Cana (Jn 2:1 et suivant) puis seul l’évangile de Jean précise que la croix a été portée par JC (Jean 19,27). Matthieu, Marc et Luc affirment au contraire qu’elle fut portée par un dénommé Simon, originaire de Cyrène, qui se trouvait sur les lieux au mauvais moment (Matthieu 27, 32, Marc 15, 21, Luc 23, 26).
Il devient difficile de se faire un opinion précise sur l’histoire avec tant de dissensions entre les narrateurs, mais de surcroît le héro devient incohérent dans ses actions car souvent précepte de la non violence, il peut parfois se laisser aller : «Je suis venu jeter le feu sur la terre» (Luc 12,49); «Je suis venu non pas pour apporter la paix, mais l’épée» (Matthieu 10,34).

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Pour pas dévoyer la fin, il faut conclure. Le nouveau testament malgré sa notoriété reste un livre correct mais dont la narration trop saccadée, la multiplicité des narrateurs qui se contredisent, l’imprécision des enjeux et un héro trop déchiré à la fin trop prévisible fait de ce roman, un roman fantastique moyen, sans ambition qui pèche trop par ses incohérences…

Les faits Scientifiques méconnus.

 

L’histoire des Chemtrails (les premières heures)

 

Bien avant l’ère de l’aviation moderne, nos chères élites n’ont pas manqué de ressources pour diffuser leur Chemtrails.

Des preuves abondent, juste sous nos yeux. En voici, la révélation exclusive.

 

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Fred Avès et ses petits copains vont être bien en peine de débunker cette information cachée par les merdias.